Hippothérapie

Témoignage de Mehdi (élève de Julie) sur l’hippothérapie

Hier encore je longeais un cheval ou plutôt une jument à Wemmel du nom de Zoë avec Julie, permanente au club NORWEST à Jette, où je me rends régulièrement durant mon séjour au WOPS.
Zoë est le cheval de Julie, elle est d’un beau pelage brun et fait bien en poids une demi tonne. Elle a sept ans.
Quand je suis arrivé dans la prairie où elle vit toute l’année, été comme hiver, j’ai dû me rendre avec Julie jusque tout au bout du pré pour retrouver Zoë, qui nous regardait arriver, bousculée dans sa paisible journée, mangeant l’herbe bien haute et verte.
Déjà cette expérience est étonnement dépaysante du quotidien de la vie urbaine, on est pourtant aux portes de Bruxelles mais déjà en pleine campagne.
Je conseille à tous ceux qui ne l’ont pas encore fait, de rentrer en contact avec un cheval et ce pour plusieurs raisons.
Il y a d’abord l’approche avec celui-ci: on aime ou on n’aime pas.
Mais si le premier pas est franchi, alors on se rend compte que le cheval sera autant réceptif à notre présence et nos demandes que nous serons en contact avec lui.
C’est une réponse immédiate, il est tellement réceptif qu’il vous ressent presque intérieurement, oserais je dire.
Par exemple, si vous êtes inquiet, tendu, il sera stressé, aux aguets tout au moins.
Avec le cheval, la réponse est immédiate, à chaque instant, il attend que vous vous occupiez bien de lui sinon, à défaut, un peu comme un enfant, il sera indiscipliné, contrariant.
Par là, comme dans un sport, il faut être concentré, centré sur lui en oubliant, l’espace d’une heure ou deux, la vie citadine, trépidante et pressante.
Le brosser, le longer, le faire trotter, galoper… tout est question de temps consacré, au niveau mental, d’attention, de regard, de feeling en somme, et c’est là qu’on peut passer au stade fusionnel avec lui, c’est un peu la relation privilégiée entre l’homme et l’animal, ici sa plus belle conquête.
Avec un échange de regard, une main posée sur l’épaule du cheval, et on se comprend, on a compris que cette conquête est si complice et si disponible à l’Homme.

L’hippothérapie propose 3 courants :

  1. L’équitation adaptée
    consiste à apprendre l’équitation à des personnes présentant une difficulté motrice ou mentale. L’apprentissage et le matériel sont adaptés aux capacités de la personne.
  2. L’équitation sensorielle-relationnelle
    a pour but le bien-être de la personne grâce à la rencontre avec le cheval dans la relation et en utilisant le sensoriel (le toucher, l’odorat et l’ouïe).
  3. La rééducation
    a pour objectif d’aider la personne ayant un problème ou un handicap à trouver une solution, à se réinsérer dans la société, à diminuer son handicap. Cela peut passer par un réapprentissage des manières d’agir, de réagir et de se comporter en société ou par un travail de type kinésithérapeutique.

Le point primordial dans ces 3 approches est que le cheval n’est jamais considéré comme un simple « outil »! Bien au contraire, il fait partie du trio patient-thérapeute-cheval. En fait, il est thérapeute avec l’hippothérapeute. L’hippothérapie s’adresse donc aux personnes présentant un handicap moteur ou mental, aux personnes en souffrances physiques, psychiques, morales ou existentielles.

En partenariat avec le cheval, le thérapeute accueille la personne avec ses forces et ses fragilités. Le but de cette démarche est de permettre au bénéficiaire un processus de changement pour un mieux être global et pour son épanouissement personnel.
Durant tout le travail, le cheval est tour à tour compagnon, confident, monture, révélateur de schémas de comportements, réceptacle des émotions, objet de projections.

Jours et horaires :
Sur demande

Tarifs :

  • Séances collectives : (uniquement pour institutions)
    Minimum 4 et maximum 6 bénéficiaires pour 1h, jusqu’à 4 chevaux en piste. 9€/personne.
    Minimum 4 et maximum 8 bénéficiaires pour 1h30. 13,50€/personne.
  • Séance individuelle : 33€/heure ou 18€ pour une demi-heure.